"Seven", le film de David Fincher avec Brad Pitt et Morgan Freeman. Mais si rappelez-vous : les sept péchés capitaux, des images chocs, une fin pas très happy end.

Et bien, je revoyais l’autre soir ce film et imperceptiblement un sentiment étrange de décalage s’instillait en moi. Pas de minables erreurs de scripts, ni une complexité incompréhensible du scénario (quoi que !). Non, un décalage entre cette histoire et ces acteurs qui semblaient dans notre temps et deux absences.

Deux absences absolument intolérables, que dis-je inimaginables pour mes enfants ado. Les bureaux de ces flics, leurs chez-eux ne disposaient d’aucun ordinateur. Vous imaginez ? Pas d’ordinateur avec leur écran même pas plat, cela signifie ; pas d’internet, pas d’email. Obligés de faxer sur un vulgaire papier les empreintes des suspects.

Et encore plus extraordinaire, que dis-je impensable, aucun acteur n’avait de portable collé à l’oreille.

Après un long moment de stupeur qui succéda au générique je dû me rendre à l’évidence. Le film datait. 1995 imaginez-vous. 10 ans déjà. C’est-à-dire au début balbutiant du portable et un ou deux ans avant le début de la démocratisation (pour tous ? en fin, pas tout à fait !) d’internet.

Mon cerveau n’avait pas admis de voir les deux acteurs héros qui avaient l’apparence qu’ils ont aujourd’hui et ces deux accessoires, obligés de nos jours, absents. Nada. Rien. 404 not found.

Et puis j’imaginais un ado regardant ce film. Pour lui, ce serait comme les films noir et blanc qui passaient à la télé alors que celle-ci était en couleur : une vieillerie.

Pour nous, un anachronisme.

Comme moi !

Les deux.

par Didier Rizzo
lundi 3 octobre 2005
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